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Pierre Bigras
pbigras@netrover.com
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NCN 2000
Parce que c'est là que nous avons fait nos premières
armes.
On y trouvera des informations à jour sur l'état
d'esprit qui règne dans les coulisses de l'empire...
Héritiers de la Justice
pour suivre la situation dans les deux Kivus
Les journaux kinois
du Groupe l'Avenir et Palmares
Sur ce même site on trouvera la page de
l'ACP
Pour les dernières
nouvelles du TPIR
Consultez l'Agence Hirondelle
Burundi.org
le site web,
version texte
Africa Web
Une des meilleures pages perso de liens généraux
vers l'Afrique. On y trouvera des liens très bien organisés
L'afrique
dans
Le Monde Diplomatique
Pour les dernières
nouvelles du TPIR
Consultez l'Agence Hirondelle
entre autre pour le
procès de l'évêque Misago
pour les derniers revirements
d'un procès tortueux
Liens vers l'Afrique de la Communauté
de Travail Swissaid
Le carnet d'adresse Web
du CDTM
Les conflits contemporains
en Afrique
Un site canadien, un contenu critique, (en anglais)
Réseau Internet pour le Droit International
on y trouvera de nombreux liens utiles
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J.P.P. CO / KADUTU
" JEUNES POUR LA PAIX ET LE PROGRES
COMMUNAUTAIRE "
KADUTU/SUD-KIVU
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Le 25 février 2000
LES JEUNES DE KADUTU REPONDENT AUX BANYAMULENGE
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En vue d'éclairer nos partenaires, surtout
ceux du Nord, et pour rétablir la vérité
sur la situation qui prévaut à Bukavu,
Nous, membres de l'Association " Jeunes pour
la Paix et le Progrès communautaire " apportons
un démenti formel à certains éléments
de la " réaction de la communauté
des Banyamulenge au sujet de la situation qui prévaut
chez-nous " et leur lettre du 19 février
2000 intitulée : " Le cri d'un Peuple ".
En effet, c'est avec tristesse que nous avons appris que les
deux méchantes et calomnieuses lettres des Banyamulenge
sont multipliées en grande quantité en Europe et
circulent dans le monde entier. Cela pour trois raisons :
- Faire croire à l'opinion internationale que les Tutsis
sont particulièrement menacés dans la Province
du Sud-Kivu, et surtout dans les communes de Kadutu et Bagira,
alors que c'est eux qui dirigent ici.
- Ensuite, créer auprès des Tutsis du monde entier
(ceux du Rwanda, du Burundi, de l'Ouganda, de l'Ethiopie, de
la Somalie, d'Egypte) un sentiment de révolte et de xénophobie
contre le peuple congolais.
- Enfin, masquer la division qui règne entre eux, car
les extrémistes qui occupent des postes à Bukavu
ne savent plus ce que veulent les modérés des FRF
de Ruhimbika et les paysans d'Itombwe.
Par la présente, nous réaffirmons :
- Que le peuple congolais, mieux encore les différentes
ethnies peuplant les communes de Kadutu et de Bagira n'ont jamais
développé en leur sein la culture de la mort. Cas
exemplatif : le marché central de Kadutu reste le
lieu unique d'approvisionnement pour tout le monde. Bien
plus, des familles Tutsi vivent en paix à Kadutu. Le Bourgmestre-adjoint
de notre commune est Tutsi et il vient au travail chaque jour
en sécurité. Leurs enfants étudient dans
les mêmes écoles et universités que nous,
sans être inquiétés. Comment des personnes
" en danger d'extermination " peuvent-elles
se pavaner en ville tranquillement, prier dans des " sheetigns ",
et venir à leur bureau où ils commandent et administrent ?
L'anecdote du chien tué au quartier Essence est montée
inutilement en épingle : ce n'était qu'un
fait divers d'enfants qui jouaient avec un chien mort qu'ils
avaient trouvé sur la rue.
- Que l'hospitalité est l'une de nos valeurs ancestrales :
la xénophobie et le " génocide "
sont d'importation étrangère. Le terme " génocide "
est actuellement dévalué et utilisé comme
une marchandise pour se couvrir. Il devient la propriété
d'une ethnie de manière démagogique.
- Que c'est notre droit inaliénable de combattre pour
la souveraineté du peuple congolais et l'intégrité
nationale.
- Que les Banyamulenge sont nos frères à l'instar
de toutes les communautés du Sud-Kivu et qu'ils ont droit
à la vie et à la protection.
- Que s'ils se démarquent des agresseurs de leur pays
le Congo ils seront en sécurité.
Cela étant, nous sommes d'accord avec la communauté
Banyamulenge pour son regard et son constat sincère quant
à la mauvaise gestion de la chose publique dont est responsable
le RCD. Ils en font partie. Que les Banyamulenge cessent de servir
chaque fois de " prétextes "
pour les agresseurs du pays.
Si les Banyamulenge veulent vraiment la paix, et une paix
durable, l'association J.P.P.CO les invite à :
- Ecrire une nouvelle lettre qui réfute et donc annule
la lettre du 03 février ainsi que celle du 19 février
2000 , notamment en retirant les accusations contre les
Responsables des églises et de la Société
Civile du Sud-Kivu ;
- Citer les noms des cadres du RCD, de l'Armée, de la
Police et de l'Administration publique du RCD qu'ils accusent
d'être derrière le " mouvement de
chasse aux Tutsis " ; cela pour rétablir
l'équité et ne pas tromper l'opinion ;
- Accepter qu'il y a une erreur grave et mensongère
quant au nombre de personnes tuées en 1996 à Bukavu :
d'abord, il y avait très peu de Banyamulenge à
Bukavu à l'époque. Ensuite, des milliers de Congolais
civils furent sauvagement abattus par les soldats Tutsi qui avaient
investi la ville (3.000 morts !) dont Mgr. MUNZIHIRWA, Archevêque
de Bukavu. Evoquer les morts d'un côté seulement
c'est provoquer les parents des victimes congolaises. Enfin,
le contexte de 1996 s'inscrivait dans le conflit " Hutu "
- " Tutsi " de leur génocide
et ne correspond en rien aux revendications sociales et de dignité
humaine des congolais d'aujourd'hui. Au lieu de lancer des menaces,
nous invitons les Banyamulenge à la palabre africaine.
Reconnaître que les pseudonymes dont on accable les Tutsi
(" mission ", " bord ")
sont en réalité destinés à ceux d'entre
eux qui sont armés et qu'on les lance aussi aux soldats
congolais et même aux sorciers. Il s'agit d'une réponse
pacifique et populaire que les autres leur donnent et qui constitue
un exutoire psychologique à l'orgueil qui les caractérise
et aux insultes qu'eux-mêmes (les Tutsis) profèrent
à l'endroit des autres : " wajinga ",
" kichuchu ", etc. (idiots, vauriens)
- Demander pardon aux personnalités citées nommément
dans leur lettre et qui seraient en droit de leur intenter un
procès en diffamation, spécialement le Dr. KUYE
DONDO WA MULEMERA, Président de l'Eglise du Christ au
Congo et Mgr. Emmanuël KATALIKO, Archevêque de Bukavu
dont le message de Noël 1999 est cité démagogiquement
sans qu'ils l'aient lu.
- Cesser de se présenter toujours en victimes alors
que leur " instrumentalisation " par le
Rwanda est la vraie cause de l'aversion que leur portent les
autres communautés du Sud-Kivu.
En définitive, nous, membres de J.P.P.CO /Kadutu,
réitérons notre engagement pour la paix et la tolérance,
pour la vérité et la cohabitation pacifique de
toutes les ethnies du Sud-Kivu sans considération de la
physionomie et cela pour les lendemains meilleurs.
Fait à Bukavu, le 25/02/2000
LES SIGNATAIRES
- Zihindula Ishamba, Chancelier J.P.P.CO / Kadutu
- Nkolanyi, Trésorier J.P.P.CO / Kadutu
- Bahati B., Coordonnateur J.P.P.CO
- Robert Mudundu, Animateur principal
- Patrick Z., Secrétaire général
- Claude Chuma
- Antoine Tshimanga, Trésorier adjoint
- Ilunga M., Membre
- Namegabe Nabani
- Mukulumanya Wit.
- Swedi Wabilenga
- Wemba T.
- Emmanuël Mulubi
- Lungele Bulambo
- Kapinga Odette
- Riziki Kabuya
NDLR : on trouvera ci-après des liens vers les textes
auxquels se réfère le J.P.P. CO / KADUTU.
On se rappeller que la lettre de la communauté Banyamulenge
a été publiée pendant l'offensive «d'informations
dirigées» (lire propagande) qui agitait le spectre
d'un génocide appréhendé contre les Tutsis
congolais au cours du mois de février. Il aurait été
difficile d'expliquer comment une telle chose aurait pu se produire
alors que le territoire en question est sous le contrôle
effectif des troupes rwandaises et de celles des rebelles du
RCD-Goma. Passons!
Nous avions donc publié le 11 février 2000 une
série de textes intitulés :
Ça chauffe au Kivu...
Nous invitons nos lectrices et nos lecteurs à y retourner
pour méditer sur le fait de l'émergence d'une volonté
politique partagée par la majorité des Congolais
qui veulent la fin de cette guerre absurde et le retrait des
troupes rwandaises et ougandaises de l'est de la RDC.
Demain, publication de la position
du FRF
que nous avons, semble-t-il égaré dans les méandres
d'un de nos disque dur.
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