FDLR : le retour...


L'Obsac l'avait prédit, moins d'un mois après la fin de l'opération conjointe entre les forces armées rwandaises et congolaises contre les FDLR ces derniers sont de retour et exercent des représailles contre celles et ceux qui avaient applaudi les militaires qui les avaient chassées de leurs cinq bases du Nord-Kivu. Trois de ces dernières sont à nouveau aux mains des rebelles issus du génocide rwandais de 1994.

Petit retour sur ce texte de l'Obsac mis en ligne le 26 février 2009 : Si la classe politique et une partie de la population congolaise se réjouissaient du "retour officiel" au bercail des Afande de Kigali, les paysans qui habitent les zones où se sont déroulées ces opérations militaires sont, eux, à présent un peu plus inquiets qu'avant, et ce pour deux raisons. 

Premièrement, avec le retrait des troupes rwandaises il est évident que les FDLR qui ont échappé à la traque vont être tentées de revenir dans ces territoires qu'ils avaient fui, avec tout ce que ça implique comme possibilité de règlements de compte contre la population civile que les milices rwandaises vont suspecter d'avoir fraternisé avec "l'ennemi". Deuxièmement, les FARDC qui étaient déjà suspectées d'être les alliés des FDLR, et dont on connaît la faiblesse militaire notoire, ne seront pas en mesure à la fois de maintenir le contrôle des zones libérées pendant l'opération Umoja Wetu, (...)

Ci-dessous, le reporage de RFI :

Le camp de déplacés de bulengo, dans la province du nord kivu, le 13 mars 2009. (photo : reuters)

Le camp de déplacés de Bulengo, dans la province du Nord Kivu, le 13 mars 2009. 
(Photo : Reuters)

Ces deux dernières semaines, trente mille villageois selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) ont fui les exactions des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). Les rebelles hutus rwandais se vengent sur la population après avoir été la cible en début d’année d’une opération militaire rwando-congolaise.

Le HCR se dit préoccupé par cette situation qui ralentit son travail d’assistance aux populations déplacées dans la région. La société civile du Nord-Kivu de son côté parle « d’une situation catastrophique ». L’armée congolaise déployée sur place n’arrive pas à contrôler les différents groupes rebelles FDLR éparpillés dans l’ensemble de la province.

Selon le président de la société civile du Nord-Kivu, les FDLR sont revenus à Walikale. Ils sont aussi présents à Lubero et aux portes du Butembo, territoires qu’ils ne contrôlaient pas avant l’opération conjointe. Jason Luneno demande donc aux autorités congolaises de redoubler de vigilance, ceci afin de contrer les FDLR qui tentent de se réorganiser dans la province du Nord-Kivu.


Posted: mardi le 24 mars 2009 at 07:32 AM
       

Add this entry to: