jeudi le 20 novembre 2008
Rose Kabuye bientôt en liberté conditionnelle
Dans un article très court paru le jeudi 20 novembre dans le bakchich info, intitulé
France-Rwanda : l’embarrassant héritage du juge Bruguière,
on apprend que Les juges Marc Tredivic et Philippe Coirre n’étaient pas à la fête dans la nuit de mercredi 19 à jeudi 20 novembre. Ils ont en effet vu le juge de la détention et des libertés suivre le parquet et ordonner la mise en liberté, sous un contrôle judiciaire assez relâché, de Rose Kabuyé, qu’ils venaient de mettre en examen pour «complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste». Un cas unique dans les annales judiciaires françaises : aucune détention provisoire pour un tel chef d’inculpation ! (NDLR OBSAC : voilà qui annonce déjà la faiblesse de la preuve. Voilà, en tout cas ce qu'en pense le juge de la détention)
Les deux magistrats anti-terroristes ont hérité de l’empoisonnante instruction menée en solo par le juge Jean-Louis Bruguière sur l’attentat qui, le 6 février 1994, coûta la vie aux présidents rwandais et burundais, à l’équipage français du Falcon 50, et à leurs accompagnateurs. Les magistrats n’avaient pas le choix. Il leur fallait réclamer à l’Allemagne l’extradition de Rose Kabuyé, directrice du protocole de la présidence rwandaise, arrêtée à Francfort le 9 novembre en vertu du mandat d’arrêt émis en 2006 par Bruguière.
La comparution de Kabuyé permet enfin aux avocats Bernard Maingain etLev Forster de prendre connaissance du dossier. Ils ne manqueront pas d’en faire ressortir quelques faiblesses. Certaines sont déjà connues : les rétractations en cascade de témoins clés de l’accusation, tel Ruzibiza.»
Add this entry to: