L'Angola aurait été mal compris : Les FAA n'iront pas dans l'est du Congo!
Dixit l'ambassadeur angolais à Kinshasa...


Chercher l'erreur! Alors que Digital Congo et les ténors du régime Kabila annoncent à tout vent que la soi-disant redoutable puissance de feu des Forces armées angolaises (FAA) sera bientôt mise à contribution pour mettre Laurent Nkunda à genoux, la réalité, encore une fois, semble un peu plus (en fait beaucoup plus) complexe que le portrait que tentent de brosser les chevaliers de la plume à la solde de Kinshasa et tous les autres qui suivent docilement la "ligne juste" du régime.

Voici ce que Radio Okapi rapportait aujourd'hui (le samedi 15 novembre) :

Envoi des troupes angolaises : « L'opinion a mal interprété les propos du vice-ministre angolais des Affaires étrangères »

Kinshasa | 15 Novembre 2008 à 11 h 28 min 44 s

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La déclaration est de l’ambassadeur de l’Angola, M. Joâo Baptista Mawete, arrivé fin mandat en République Démocratique du Congo. Concernant l’éventuel envoi des troupes angolaises pour appuyer les FARDC au Nord Kivu, le diplomate angolais a affirmé vendredi à radiookapi.net, à Kinshasa, que les propos de son vice-ministre des Affaires étrangères ont été mal interprétés à ce sujet.

« Je suis avec attention l’interprétation qu’on donne aux déclarations de mon vice-ministre des Affaires étrangères. Ce n’est pas du tout ça qu’il a dit, parce que j’ai le texte avec moi. Ça, c’est au niveau de l’interprétation de ceux qui voulaient, peut-être, déformer, selon leur projet, ce que mon vice-ministre a dit", a expliqué l'ambassadeur Joâo Baptista Mawete. Et de préciser : "Reprenez que les chefs d’État de la SADC à Johannesburg ont eu des décisions. Ce sont ces décisions-là qui sont contenues dans les trois commissions qui seront créées ou en voie d’être créées [et], où peuvent se situer les déclarations de mon vice-ministre des Affaires étrangères. Quant à dire que les trois commissions viennent pour vérifier, conseiller aux Forces armées congolaises et pour veiller à la frontière entre la RDC et les trois pays." "Donc, vous voyez qu’il n’y a pas encore de décision, et s’il y aura une décision c’est dans le cadre des résolutions qui ont été arrêtées par les chefs d’État de la SADC à Johannesburg", a-t-il conclu. 

Par ailleurs, l’ambassadeur Mawete déplore le retour de la guerre dans l'Est du Congo. La reprise des hostilités, estime-t-il, brise les espoirs d'une population qui s'engageait déjà sur le chemin de la paix et de la reconstruction après plusieurs années de guerre. 

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Le dimanche 16 novembre 2008, alors que les combats avaient repris près de Kanyabayonga, compliquant quelque peu la médiation de l'ancien président nigérian Olesegun Obasanjo, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l'Angola affirmait ce qui suit dans les pages web du magazine Le Vif Express 

L'Angola a beaucoup souffert durant sa guerre (civile) et nous sommes maintenant engagés dans un processus de réconciliation et de reconstruction des routes et des bâtiments pour que notre pays puisse se développer. Nous avons beaucoup d'expérience diplomatique et militaire et nous ne voulons pas entrer dans une guerre juste pour le plaisir”, a-t-il ajouté.

Évidemment, il y aura des mauvaises langues qui viendront affirmer que tout cela est le résultat de pressions diplomatiques exercées par les États-Unis et par le Royaume-Uni. Que la stratégie française d'utiliser un État relais, en l'occurrence l'Angola, vient d'être douloureusement cour-circuitée de manière on ne peut plus publique et que la France doit se sentir bien humiliée et pas peu frustrée par ce revirement inattendu de la situation. 

Nous laisserons à d'autres le soin de le dire.

La rédaction


Posted: dimanche le 16 novembre 2008 at 10:51 AM
       

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