Les FARDC : une armée qui fuit les rumeurs!


On connaissait déjà les "exploits olympiques" des FARDC quand il s'agissait fuir les combats, mais depuis la semaine dernière les forces congolaises on enregistré un nouveau record dans les annales militaires africaines contemporaines. En effet, le lundi 10 novembre 2008, la soldatesque des FARDC basée à Bwito a pris la poudre d'escampette et s’est mise à piller et violer (encore une fois) tout ce qui se trouvait sur son passage vers le Grand Nord du Nord-Kivu. 

Ainsi, les villes de Kanyabayongo, de Kaïna et Kirumba situées dans le territoire de Lubero, à environ 175 km au nord de Goma, la capitale dans la province du Nord-Kivu, et plusieurs autres villages, situés sur les routes reliant les trois localités, ont été mis à sac, sans compter les nombreux cas de viols qui ont été signalés, selon Radio Okapi. 

Avec une telle armée, on comprend bien que le seul espoir de Joseph Kabila repose sur l'intervention annoncée des Forces armées angolaises (FAA) qui, comme on le sait, avaient déjà sauvé le régime de son père, feu Mzee Kabila en août 1998, alors que les troupes Rwandaises étaient arrivées jusqu'aux portes de Kinshasa.

Mais la question qui se pose est celle de savoir, d'une part, si les troupes angolaises peuvent se substituer au FARDC, et d'autre part, si elles pourront être efficaces face au CNDP de Laurent Nkunda dans les froids massifs volcaniques du Nord-Kivu, alors que leur terrain d'opération de prédilection est la morne et chaude savane angolaise. À ce facteur de difficulté, relié au relief accidenté de la région, s'ajoute une dimension régionale difficile à gérer. En effet, le champ de bataille se trouve à un pas des frontières rwandaise et ougandaise. On peut bien s'imaginer que les Afande de Kampala et de Kigali ne laisseront pas les FAA faire impunément la loi dans leur arrière-cour, surtout que les Angolais seront perçus comme étant maintenant associés (et alliées) aux groupes rebelles issus de ces deux pays.

Derrière ce qui est présenté comme le soutien de l'Union européenne qui vient de soutenir l'envoi de troupes angolaises, on doit voir la marque de la France qui préside en ce moment cette institution. Depuis la reprise des hostilités au Nord-Kivu, Paris a tenté à plusieurs reprises de convaincre ses partenaires européens d'y expédier une force militaire de type Artémis II, sous prétexte de soutenir la MONUC, mais en réalité pour neutraliser l'avantage que possède le CNDP sur les FARDC. Apparemment l'affaire n'a pas marché du côté européen et il a fallu se rabattre sur un obligé africain à qui on devait un retour d'ascenseur. C'est donc dans cette optique que La Lettre du continent affirme que Nicolas Sarkozy a proposé à José Eduardo dos Santos un partenariat stratégique pour soutenir Joseph Kabila, le tout, évidemment, avec l'idée de liquider une fois pour toutes le vieux contentieux qui existe encore avec Luanda à propos de l'Angolagate, dont le procès vient de s'ouvrir il y a deux semaines à Paris...

Le 14 novembre on pouvait lire dans le quotidien français Les Échos que «La RDC rencontre d'énormes difficultés pour gérer et contrôler son armée en déliquescence. « La désorganisation la plus totale règne aujourd'hui dans [ses] rangs, selon une source diplomatique occidentale citée par l'AFP. Leur moral est au plus bas et l'état-major n'a même plus aujourd'hui les moyens de réarticuler son dispositif. » Une situation « très difficile » que confirme la mission des Nations unies en RDC (Monuc) ».

La rédaction


Posted: mercredi le 12 novembre 2008 at 07:44 PM
       

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