lundi le 16 juin 2008
Le 24 juin Thomas Lubanga pourrait être libéré
On pourra lire le communiqué complet sur le site web de
l'Organisation de la presse africaine
Nous reviendrons plus tard sur les conséquences de cette première "expérience" de la CPI en territoire congolais, et ses conséquences possibles pour la suite des choses, entre autres pour un éventuel procès Bemba...
En attendant, rappelons les arguments d'un des avocats de Lubanga qui « Au cours d’une audience de procédure, tenue le 10 juin à La Haye (...) avait estimé que les archives des Nations Unies devraient être ouvertes à tous. Le véritable scandale n’est pas du côté du procureur, a-t-il dit, mais du côté des Nations Unies qui font obstacle à ce que des informations destinées à la vérité judiciaire parviennent aux juges et à la défense. Pourquoi du côté des Nations Unies veut-on priver monsieur Lubanga de sa défense? interrogeait-il. Qui veut-on protéger? Quels sont les puissances, les intérêts qui font dire aux Nations Unies nous ne voulons pas que des éléments soient divulgués à la défense. On ne peut pas faire valoir la raison d’État internationale sur les intérêts de la justice. Il n’y a qu’une seule solution : constater que le procès est impossible. »
« Les juges ont retenu les arguments. À moins que les Nations Unies décident finalement de lever la confidentialité sur ces pièces, ou que le procureur fasse appel de la décision, une nouvelle audience devrait se tenir le 24 juin pour débattre de la remise en liberté de l’accusé. » (Le Phare in Digitalcongo)
Dans sa revue de presse du 18 juin 2008, Digitalcongo mentionne que des sources proches des organisations des défenses des droits de l’homme rapportent qu’en réalité, les conclusions recueillies par l’enquête diligentée en son temps par la CPI et contenues dans les « pièces » aujourd’hui frappées du sceau de la confidentialité, accablant des ténors du régime de Kinshasa.
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