samedi le 29 décembre 2007
Prise de position du FSP à propos de la conférence sur la paix, la sécurité et le développement des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu
Après analyse du compte-rendu des travaux du secrétariat technique des activités préparatoires de la conférence sur la paix, la sécurité et le développement des provinces du Nord et du Sud-Kivu, il est regrettable que des faits qui ressortent de ces travaux ne sont que des combines des ingénus.
En effet, comme l’ont souligné des médias en premier lieu notons que, ce ne sont que les pyromanes kivutiens, thuriféraires du clan Kabila qui s’érigent en sapeurs-pompiers (facilitateurs) de la conférence en question mais dont leurs profondeurs dorlotent malheureusement l’idéologie génocidaire des Tutsis. De Vital Kamerhe à l'abbé Malu Malu, il ne manque pas moins que le « Verminologue » Yerodia Ndombasi pour que la coupe soit pleine et que l’équipe soit à l’œuvre pour achever leur salle besogne.De plus, il est visiblement certain que ce faux–fuyant n’est qu’une résultante de l’échec cuisant que les FARDC subissent sur terrain au Nord comme au Sud Kivu. On comprend par conséquent que, pour Kabila accepter la tenue de ces accises n’est qu’un répit qui lui permettra de gagner du temps, d’arrêter l’offensive des hommes de l’ANC/CNDP sur Goma et de réorganiser ses troupes, en dépit des observateurs des Nations Unies déployés dans le pays. Des observateurs aveugles si non complices tels que la MONUC malgré ses engagements de protéger toutes les communautés sans distinction – y compris pensons-nous, les Tutsis – ne veulent pas comprendre que Kabila n’a aucune ambition de désarmer les Interahamwe. Toute chose étant égale par ailleurs, les officiels de la MONUC craindraient-ils de subir le sort d’Alioune Blondin Beye ? L’Angola et la RDC ont des similarités à cause de leurs sols et sous-sols généreux pour les grandes puissances.
Ces pressions occidentales « françafricaines » qui veulent sauver la mise d’un Kabila vaincu sur terrain et en mal de la mise en œuvre des fameux chantiers imaginaires qu’il s’est donné comme défi à relever, s’imaginent mal que la réconciliation à la va-vite serait possible si non aisée, entre des groupes qui se sont déchirés durant plusieurs décennies.
Une conférence qui réunira 400 à 600 personnes qui vont dépenser 1 million deux cent trois mille, cent dix-neuf dollars américains (1.203.119,50 USD) en une semaine alors que plus de 700 000 personnes déplacées et des milliers d’autres réfugiées dans les pays voisins que le pouvoir ne veut pas rapatrier doivent survivre de la générosité des ONG, prouve à suffisance que cette combine n’est qu’un hold-up d’État. Il reste moins de voir les participants à ces accises, qui apparemment ne vont représenter que le même camp et ne justifieront que la même thèse.
Kabila semble voir et comprendre autrement. Quand on lui montre les Interahamwe, Kabila regarde les Tutsis. Lorsqu’on lui parle de la cohabitation pacifique à travers un dialogue sincère inter kivutiens, il se comporte en plus grand commun diviseur en mettant à l’avant de la scène les plus hideux des Kivutiens. Lorsqu’on dénonce et que l’on demande que les auteurs des génocides (comme celui de Gatumba) soient traduits en justice, il concocte des nouveaux plans pour en faire davantage. Pour lui, les Tutsis congolais sont une sorte de citoyens de seconde zone qui n’ont que des devoirs et non des droits. Ils n’ont pas droit aux territoires. Voilà les sujets qu’on veut voir discuter, suivis d'accords, d’effets et d’impacts positifs pour les Kivutiens.
Le FSP (Fronts pour la solidarité et les Progrès du Kivu) courant progressiste qui comprend toutes les communautés du Kivu suit avec une attention élevée cette situation qui prévaut au Kivu actuellement. Il tient à rappeler à l’opinion des Kivutiens qu’ils ont une obligation morale historique de s’unir comme une seule personne afin de bouter hors d’état de nuire ces forces négatives et leurs maîtres instigateurs d’une culture de cruauté au Kivu. Le FSP s’insurge donc, contre toute cette mascarade de conférence qui n’est qu’une distraction pour l’opinion tant nationale qu’internationale. Il faut des vraies accises avec des interlocuteurs différents et valables, avec un agenda bien déterminé qui devra aboutir à des résolutions imposables à tous.
Que Dieu bénisse le Kivu et les Kivutiens.
Fait à Uvira, le 29/12/2007
Président du FSP Vice-président et porte parole du FSP
Kadage M. Benoit Rumenge Nt. Alain
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